ULIS : sacrifiées au nom de l’austérité !

 

Dans l’académie de Clermont Ferrand les ULIS servent de variable d’ajustement. L’administration a choisi de réduire de façon arbitraire la dotation horaire globale annuelle des dispositifs ULIS Lycées. Par exemple, en supprimant un demi-poste d’enseignant sur les deux postes qui, jusqu’à présent, permettaient d’organiser une formation de ces jeunes handicapés dans des conditions à peu près acceptables.

Lors d’une première rencontre avec le recteur, il a été demandé aux enseignants de rédiger un projet afin de revoir la décision. Les équipes en toute naïveté se sont lancées dans la rédaction de projets objectifs et sincères qui, pour l’instant, ont tous été retoqués par le rectorat.

Les choix politiques guidés par l’austérité ont recours à tous les moyens pour "économiser". Dans ce cas, les élèves handicapés n’échappent pas au dogme. Le choix de supprimer des postes en ULIS lycée repose sur le principe de l’inclusion des ces élèves au sein de formations qualifiantes existantes.

C’est une illusion (mais sans aucun doute une volonté) que de croire que l’inclusion se ferait miraculeusement, sans adaptations réfléchies et importantes, ce qui justifie les postes ULIS. Ces jeunes à besoins éducatifs particuliers n’auront aucune chance de valider le diplôme tant espéré par leurs parents sans l’accompagnement compétent et suffisant.

Ce type de section nécessite forcément un nombre d’enseignants supérieur à la moyenne. La stratégie comptable qui obsède notre administration est encore une fois à l’origine de dégâts humains tant pour les élèves, leurs parents que pour les PE qui s’investissent, se forment, passent des spécialités, s’adaptent...

Une intersyndicale CGT Éduc’action, SUD Éducation, Force Ouvrière et FSU se mobilise dans l’académie de Clermont en y associant également les associations de parents d’enfants handicapés.

À l’heure des grandes déclarations autour de l’égalité des chances de notre école de la république (concept bourgeois qui n’a de cesse que de privilégier l’élite), la mise en place de l’austérité ne recule devant rien, même les enfants les plus exposés comme ceux relevant du handicap ou issus des zones urbaines sensibles ou de zones rurales abandonnées par les pouvoirs publics.

Tout cela s’emboîte parfaitement dans une logique huilée qui veut nous faire croire qu’elle veut du bien pour l’école !