Santé au travail...

 

SANTE AU TRAVAIL :

TRES MOYEN, PEUT LARGEMENT MIEUX FAIRE …

Le système éducatif français s’est construit historiquement à partir de valeurs et d’idéologies qui ont instaurées la notion de mission chez ses personnels. Ainsi, la notion de travail et de travailleur est très difficile à faire émerger chez les personnels de l’Education Nationale qui ont tendance à se sentir dans une situation professionnelle particulière. Cependant, à travers la question des conditions de travail et de l’exercice professionnel (difficultés des personnels, du travail réel), on se rend compte qu’il y a bien un vrai statut de travailleur, soumis aux exigences d’une institution. Et cette institution n’est pas exempte de tout reproche car très souvent en défaut concernant ses obligations d’employeur.
 

L’instauration de programmes très fortement encadré va à l’encontre de la liberté pédagogique, essentielle à notre profession. Il est regrettable que les collègues soient soumis à des obligations pédagogiques restrictives, touchant à la liberté de travail empêchant l’épanouissement personnel et professionnel. De même, la CGT Educ’action constate depuis longtemps la dégradation des rapports hiérarchiques, le manque d’écoute, l’absence de temps et de lieu d’échange sur les pratiques pédagogiques.    

Et comment pourrait-elle l’être ? En effet, l’Education Nationale ne possède toujours pas de médecine du travail. Cela veut dire que l’administration, de façon de  pas s’occuper de ses travailleurs, ne propose pas suffisemment ouhaite pas leur trouver  des solutions pour améliorer leur santé, leur proposer des solutions se reclassement ou d’aménagement de postes de travail. Ceci est voulu, du moins pas combattu, par l’Education Nationale qui se complet dans une situation de déni généralisé. Elle laisse les personnels dans des états de dépression, de souffrance et d’isolement, sans protection, qui freinent l’investissement de chacun dans son métier.

La CGT Educ’Action refuse que ce modèle perdure. Elle revendique :

·        un service de santé dans l’Education nationale respectant les normes de la médecine du travail ;

·        l’existence d’au moins un poste à temps plein pour un médecin du travail par département et d’un poste supplémentaire par tranche de 3300 pour les départements peuplés. Des infirmières et assistants sociaux en nombre

·        Tout personnel saisissant le comité médical départemental doit être obligatoirement entendu par celui-ci avant qu’il ne prenne sa décision.

·        Avant la reprise du travail suite à un congé accordé par le comité médical, celui-ci doit de nouveau entendre l’intéressé qui pourra se faire accompagner des représentants syndicaux et/ou médicaux.

Réfléchir à la santé au travail des personnels de l’Education Nationale, ce n’est pas seulement faire de la défense individuelle ou collective des salariés. C’est avant tout réfléchir aux conditions de travail dans  un système éducatif respectueux de tous ses acteurs et pour que l’Ecole ne soit pas oppressante ou violente, mais émancipatrice et sereine.

 Jérôme Sinot