Rythmes scolaires :
l’UMP frappée d’amnésie

 

La CGT Éduc’Action tient à rappeler quelques vérités pour éviter tout faux débat et toute tentative de récupération, notamment de ceux qui ont contribué à mettre à mal l’Éducation nationale.

En 2008, le Ministre de l’époque, Xavier DARCOS impose une réforme des rythmes scolaires en réduisant la semaine scolaire pour les élèves de 26 heures à 24 heures. Ce sont ainsi 72 heures d’enseignement qui sont supprimées par an pour les élèves. L’objectif de cette réforme était de libérer du temps pour les enseignants afin d’instaurer une aide personnalisée en lieu et place de l’enseignement spécialisé. Ainsi, entre 2008 et 2012, 5000 postes d’enseignants spécialisés au sein des RASED seront supprimés. Le Ministère UMP impose aussi de nouveaux programmes annuels et non par cycle, plus lourds, mais surtout définit un socle commun de compétences considéré comme un SMIC éducatif.

Ainsi sur l’ensemble de la scolarité d’un élève de petite section jusqu’au CM2, c’est presque une année de scolarité qui a été amputée.

Durant ces cinq années, ont été, aussi, instaurées des évaluations nationales, non pas comme des outils de diagnostic pour aider les enseignants pour remédier aux difficultés des enfantss, mais comme des examens-sanctions pour valider des paliers du socle commun. Le Ministre UMP a instauré ,dans le même temps, des mesures mettant les enseignants en compétition entre eux par la mise en place d’une prime aux évaluations favorisant une école du mérite qui est à l’opposé d’une école de la réussite pour tous.

Les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions d’enseignement des professeurs se sont fortement dégradées durant les gouvernements Sarkozy.

Rappelons qu’en cinq ans de gouvernement UMP, ce sont 80 000 postes qui ont été supprimés dans l’Education nationale.

La CGT Educ’action s’est opposée à la précédente réforme, mais s’oppose aussi à celle de Vincent Peillon. Invoquant de manière démagogique le bien de l’enfant, cette réforme masque en réalité une décentralisation de certaines missions allouées aujourd’hui à l’Education nationale via les collectivités locales et accentue fortement les inégalités territoriales et sociales.

La CGT Educ’action revendique une école émancipatrice, publique et laïque qui permette la réussite de tous les élèves.