Rythmes : Bagnolet
Communiqué de l’intersyndicale

 

BAGNOLET : COMMUNIQUE DE L’INTERSYNDICALE

CGT Éduc’action, SNUipp-FSU, SUD Éducation, SNUDI-FO, CGT Territoriaux

L’intersyndicale se félicite de la prise de position de la municipalité de Bagnolet concernant la non-application de la réforme des rythmes scolaires, position exprimée dans la délibération du conseil municipal du 16 Avril 2014.

Nous nous retrouvons dans les arguments avancés : refus de la territorialisation qui ne peut que renforcer les inégalités, problèmes de sécurité, négation de l’intérêt de l’enfant et non prise en considération sérieuse de l’ensemble de la problématique de l’école (moyens, programme etc.), ambigüité des responsabilités sur le temps périscolaire, juxtaposition confuse des dispositifs etc. Nous constatons également l’absence totale de concertation de la communauté éducative et des personnels concernés sur cette question.

Nous considérons que les délais de mise en place de cette réforme sont inacceptables, particulièrement au regard de l’état de délabrement du service public d’éducation à Bagnolet. Nous ajoutons que cette réforme ne peut, en l’état, que dégrader les conditions de travail des personnels. Aujourd’hui, la balle est dans le camp du ministère qui doit respecter l’expression des personnels et de la municipalité.

Nous ne pourrions accepter que l’administration impose autoritairement un fonctionnement rejeté par les acteurs de terrain. Le ministère doit répondre rapidement, clairement et favorablement à cette demande de non application.

Par ailleurs, au vu de l’état des écoles, nous proposons que la municipalité appelle à des conseils d’école extraordinaires afin que chacun s’exprime sur cette question. Ensuite viendra le temps d’organiser sur la ville une large concertation de tous les partenaires, concertation qui devra prendre en compte l’ensemble des questions de l’école : Moyens (aujourd’hui des fermetures de classes sont annoncées à Bagnolet alors que les effectifs augmentent, les RASED ne sont pas reconstitués etc.), locaux (entretien et construction), sectorisation etc.

Tous ensemble : Parents, enseignants, personnels territoriaux, élus faisons respecter notre volonté commune de non-application de la réforme, pour le retrait des décrets Peillon, Hamon, pour la défense de l’école publique.