Retraites : Ne plus rien lâcher !

 

Or, comme la Sécurité sociale, la retraite est le résultat d’un compromis entre un mouvement syndical puissant et un patronat compromis dans la collaboration. Notons que ces mesures introduisent le principe du salaire socialisé et de la cotisation sociale, même si on ne sort pas de l’économie de marché. Elles obligent surtout le patronat à financer pour moitié les retraites des salariés qui leur ont permis d’engranger des profits.

Depuis 1991 fleurissent parallèlement les "exonérations de charges", c’est-à-dire un vol à grande échelle du salaire socialisé. Les entreprises ne cotisent plus et le système est en déficit, faute de recettes. Pourtant, si elles remboursaient tout ce qui leur a été indûment donné, il n’y aurait plus l’ombre d’un déficit, et donc, plus besoin de réforme des retraites.

Il ne s’agit pas de sauver quoi que ce soit qui serait en péril, mais de mettre notre pays aux normes exigées par le monde de l’argent et Bruxelles : détruire les retraites collectives et les remplacer par des assurances individuelles, sans frais pour les patrons et sources de nouveaux profits.

Pour empêcher toutes les mesures préparées par le gouvernement, seule sera efficace la lutte résolue et la plus unie possible des salariés.

Nous avons beaucoup reculé sur les retraites depuis vingt ans, décidons de ne plus lâcher sur rien.


Une première grève est prévue le 10 septembre à l’appel de la CGT. La riposte, toutefois, ne pourra se limiter à cette journée.

Jean GRIMAL