Rentrée : affectations, le grand bazar

 

Dans l’Essonne, le vendredi précédant la rentrée, 500 collègues n’étaient pas affecté-e-s et il en restait plus de cinquante le jour de la rentrée. Beaucoup de collègues ont reçu des consignes contradictoires nommé-e-s ici pour échouer là ou attendre ailleurs au siège de la circonscription.

La désorganisation des services était telle que des collègues titulaires d’un poste à TD se sont vu-e-s demander d’aller ailleurs ; dans pas mal de cas, les collègues ont eux-elles mêmes choisi parmi les postes vacants de la circonscription, ils-elles se sont auto-affecté-e-s. Laisser mener les affectations par les circonscriptions, outre le grand bazar causé, a eu pour conséquence l’impossibilité pour la DSDEN d’avoir une liste correcte de brigades disponibles.

Bref, un vrai vaudeville.

Dans les Hauts-de-Seine, il y a encore une soixantaine de collègues muni-e-s d’une affectation provisoire qui attendent dans une circonscription, comme posé-e-s sur un perchoir, que les collègues administratifs de l’IA trouvent les derniers postes vacants et les affectent, bien souvent dans un autre endroit.

À Paris, l’administration a créé de nombreux dysfonctionnements en revenant sur des exercices à temps partiel pourtant accordés, en prétextant que les titulaires des classes sont à 100% ce qui est faux puisque les temps partiels ont été acceptés (et justement parce que des collègues avaient été nommés pour effectuer les compléments !).

Le DASEN de la Gironde a trouvé comment boucher les trous engendrés par les exercices à temps partiel. Les collègues exerçant à 80 % sont en classe tous les jours pendant les trois premières semaines de l’année scolaire. Pendant-ce temps-là, on peut utiliser ailleurs les collègues nommé-e-s sur leur complément de service. Il n’y a pas de petits profits.

À noter que dans plusieurs départements, les DASEN ont donné consigne d’affecter au mouvement provisoire nombre de collègues néo-titulaires sur des services partagés en trois voire quatre parties. Ce n’est pas une mince affaire surtout avec la réforme des rythmes scolaires, il faut tenir compte d’un tas de paramètres et, évidemment il y a eu nombre de dysfonctionnements.

Le pompon, c’est en Seine-Maritime où des collègues ainsi affecté-e-s et bénéficiaires d’un titre définitif ont vu se transformer leur intitulé de poste, ce qui a eu pour effet de les basculer sur un titre provisoire…

La Cgt Éduc’action déplore l’amateurisme qui règne tant au niveau ministériel qu’au plan départemental. Les conditions d’une rentrée sereine, dans la plupart des académies, n’ont pas été réunies, contrairement aux beaux discours médiatisés.

Cherchera-t-on à faire pire l’année prochaine ?