Rentrée 2017 : l’école se conjugue au passé.

 

Pour celles et ceux qui auraient osé-es se détendre pendant la pause estivale, la CGT Éduc’action vous rappelle que le ministre, celui que ne veut pas marquer l’Éducation nationale d’une loi à son nom, a tout fait pour que les personnels et les élèves se souviennent de lui dès septembre 2017. En 4 semaines, il a réussi à remettre en cause une année scolaire déjà préparée et surtout à accroitre la dérégulation dans l’École. Afin de suivre une promesse de campagne de Macron, il a imposé, sans concertation, le dédoublement des CP de REP+ (au détriment des collègues Plus de Maitre-sses que de classes). Il a aussi ouvert plus largement les vannes de la territorialisation avec le retour possible à la semaine de quatre jours, entérinant ainsi de façon unilatérale la fin du cadre national du calendrier scolaire. Au-delà de ces mesures sur lesquelles il a beaucoup communiqué, d’autres mesures marquant une empreinte idéologique (déjà tragiquement appliquée sous Sarkozy) sont annoncées : retour du redoublement pourtant évalué inutile, retour des évaluations nationales en CP, retour des études surveillées payées en heures supplémentaires, mais surtout gel du point d’indice et donc des salaires, retour du jour de carence, application partielle du nouveau plan de carrière, suppression d’une grande partie des emplois aidés et rien de neuf sur les AESH…
Et si cela ne suffisait pas à notre malheur, on ressort des placards tous les cadres dirigeants du quinquennat Sarkozy… En allant aussi loin et aussi vite dans la libéralisation de l’École, E. Macron et J.-M. Blanquer ont ainsi réalisé l’exploit de faire oublier le quinquennat désastreux de F. Hollande qui avait largement ouvert la voie à tout ça.
Et comme la tradition nous l’impose, on vous dit « bonne rentrée » quand même. On l’espère la plus combattive et revendicative possible. C’est ensemble que nous gagnerons.
Syndiquons-nous dès aujourd’hui et mobilisons-nous dès le 12 septembre !