Caroussel

 REMPLACEMENTS : On ronge l’os...

 

Dans la situation actuelle, ce manque est criant et cette année, pas besoin d’attendre décembre ou janvier pour atteindre cette « tension ». Les collègues testé·es positif·ves et les cas contacts ne sont plus en poste un temps et il est donc nécessaire de les remplacer. Le diagnostic est clair : même si la situation peut différer selon les départements, il n’y a pas, globalement, assez de personnels pour effectuer ces missions de remplacement.
Face à cette situation très fortement dégradée, et afin de gérer au mieux les questions sanitaires, la CGT Éduc’Action exige un recrutement immédiat et massif de personnels. Avec d’autres organisations syndicales, elle réclame, a minima, le recrutement des candidat·es placé·es sur les listes complémentaires.

Dans ce contexte, et pour parer à l’urgence, dans de très nombreux départements (Seine Maritime, Yvelines, Hauts-de-Seine...), les DSDEN suppriment les stages de formation ainsi que les journées de formation des collègues de REP+ et réquisitionnent les brigades REP+ pour des remplacements « classiques ». Ailleurs (Nord, Paris...), les IEN « sollicitent amicalement » les collègues des RASED (hors PsyEN), pour effectuer des remplacements. C’est en général bien présenté, sur la base du volontariat, mais il y a d’indéniables pressions. Celles-ci peuvent même venir des collègues, dans une situation où tout le monde ne saisit pas bien l’utilité des RASED et où les injonctions pseudo-pédagogiques du ministère ne vont pas du tout vers la prise en compte de la difficulté et de la grande difficulté scolaires. Certain·es collègues des RA-SED refusent, mais cela crée des tensions au sein même des équipes qui font que d’autres cèdent et acceptent.

Cette situation de manques chronique oblige également de nombreux départements, à recourir au recrutement de personnels contractuels, comme cela existe déjà dans certaines académies habituées à cette gestion de la précarité (Versailles, Créteil). Dans tous les cas, on se trouve face à du bricolage pour gérer la pénurie.

Dans l’immédiat, la CGT Éduc’Action s’oppose au détournement des missions des collègues RASED ou brigades REP+. Elle demande un plan d’urgence pour l’Éducation nationale avec un recrutement massif de collègues fonctionnaires, le recrutement de tous les candidat·es sur listes complémentaires, un plan de formation et de titularisation de tous les personnels précaires. Il y a urgence.