Parce qu’il est temps de dire « Stop ! »

 

L’installation dans le temps des mobilisations sociales contre le gouvernement et la politique Macron indique clairement que nous sommes arrivé·es à un tournant contre le pouvoir en place. Les sujets de crispation sont très nombreux : politique économique en faveur des plus riches, destruction des protections sociales pour les salarié·es, nouvelle remise en cause du système par répartition des retraites, destruction de la Fonction publique, remise en cause des libertés individuelles et collectives… La liste est longue et le super-président met en point d’honneur à l’allonger chaque semaine.
Dans sa mission, il est très bien aidé par ses ministres qui mènent une compétition féroce afin de remplir leurs objectifs annuels et obtenir leur prime de fin d’année… À ce jeu, le ministre de l’Éducation nationale est un très bon élève. En dix-huit mois, il est parvenu à achever le « mammouth » sur qui ne restait plus que la peau. Après une approche quasi homéopathique, il cherche désormais à conclure au lance-roquettes. En voulant imposer sa loi dite « Pour une École de la confiance », il construit un projet d’École qu’il appelait dans son dernier livre. Avec la complicité des parlementaires, il souhaite parvenir à la construction d’une École de la scolarité obligatoire, complètement territorialisée et gérée comme une entreprise. Pour y parvenir, il lui faut de l’ordre et de l’obéissance, du tri et de la sélection. Tout ceci apparait dans la loi Blanquer.
Face à cet avenir sombre, les collègues se mobilisent de plus en plus comme l’atteste le haut niveau de grévistes constaté le 19 mars dernier ou le 30 mars ainsi que les nombreux mouvements de reconduction décidés en assemblées générales localement. Fait rare au sein de notre ministère, la contestation de la politique Blanquer est unanime et rassemble tous les partenaires sociaux sans exception. À nous de construire et nourrir cette opposition pour que tout change, les personnes comme l’orientation.