" On ferme !" Changement de propriétaire à venir.

 

C’est avec un peu de provocation qu’on avance le titre, mais à bien regarder les annonces et les décisions du gouvernement depuis quelques mois, on se rend compte que nous ne sommes pas loin de la vérité. Dans l’Éducation, on assiste à un déferlement d’annonces, de bilans et de promesses pour les derniers mois du quinquennat qui ne visent qu’à redorer le bilan présidentiel et attirer dans leur filet des voix de profs aux prochaines élections.
Face à ce jeu de massacre politique qui n’est pas le nôtre, mais qui nous touche dans notre métier et nos conditions de travail, nous restons mobilisé-e-s pour dénoncer des mesures électoralistes qui peinent à masquer l’action catastrophique en matière d’école : comment imaginer que nous pourrions nous satisfaire d’une École qui est collée encore et toujours au Socle commun, d’une École où les postes annoncés n’ont pas été pourvus et n’ont pas permis de résorber le plan de destruction de Sarkozy, d’une École où les effectifs par classe n’ont pas baissé, d’une École où la réforme des rythmes scolaires a aggravé la fatigue, le dérèglement du fonctionnement en creusant les inégalités territoriales et en territorialisant son fonctionnement, d’une École où le temps de travail réel a explosé, d’une École où il a fallu attendre trois ans pour remettre en cause des programmes rétrogrades, d’une École qui souhaite des prof-e-s sur-qualifié-e-s mais payé-e-s juste au-dessus du SMIC et d’une École qui génère des disparités entre métiers et de la précarité ?
Bref, tout ceci est à l’image de la politique hollandienne qui instaure aujourd’hui une Loi Travail réactionnaire.
Plus que jamais en cette rentrée 2016, pour la CGT Éduc’action, l’heure n’est pas au bilan ou au satisfécit, mais à l’action et la mobilisation !
Il y a urgence !
Jérôme SINOT