On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels

 

Pour la CGT Éduc’action, cette opération pose de nombreux problèmes.
Est-ce le rôle de l’école de vanter la guerre, sans aucun discernement, au seul motif que les soldats engagés le sont sous la bannière de l’armée française ? On se croit revenu aux meilleurs temps de la propagande de la revanche dans l’école de Jules Ferry. Faut-il aussi chanter « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine » ?

Qui plus est, l’armée française est depuis vingt ans une armée de métier, qui ne peut donc être perçue comme représentant peu ou prou la « population en armes ».
Les opérations extérieures de l’armée française ont un caractère colonial et/ou impérialiste, que ce soit au Mali ou ailleurs. Au moment où certains parlent d’intervention au sol en Syrie, il nous semble pour le moins déplacé d’en ajouter dans le militarisme.

Demanderons-nous aussi aux élèves d’écrire aux migrants de Syrie, de Libye ou d’Afrique subsaharienne qui subissent la guerre et les interventions occidentales ?
Plus généralement, cette opération colle comme un gant à la conception de la transmission des valeurs de la République qui est celle de ce gouvernement, comme des précédents : les enseignants se doivent de transmettre sans commentaire, d’obéir et de faire obéir.

Tout ceci est à des années-lumière d’une école qui éveille la curiosité, aide à s’approprier des outils de réflexion, émancipe.