« Nous ne voulons plus de ces évaluations nationales »

 

Monsieur le Ministre,
Par la présente, les enseignant·es soussigné·es tiennent à vous faire savoir qu’ils et elles ne sont pas dupes de la soi-disant démarche d’évaluation à laquelle vous les
contraignez.
Nous ne sommes pas dupes de la soi-disant scientificité de ces épreuves qui, en se centrant sur des notions que les élèves ne peuvent avoir acquises, visent à démontrer abusivement les « failles » de l’école publique pour faire avaliser ensuite votre politique et vos méthodes.
Nous ne sommes pas dupes de votre soi-disant bienveillance, nous qui avons pu mesurer dans nos classes à quel degré de stress vous avez plongé des enfants de 6 ans aux premiers jours de leur scolarité élémentaire, en leur imposant ces tests inadaptés.
Nous ne sommes pas dupes de votre soi-disant Ecole de la confiance, nous qui savons qu’au-delà des compétences des élèves, c’est la conformité des pratiques enseignantes que vous visez, et la mise en concurrence des écoles entre elles. Nous ne sommes pas dupes de votre « compétence » à gérer les personnels, vous qui utilisez des pédagogues comme opérateurs de saisie des réponses des élèves, au mépris de leur capacité à évaluer et analyser les résultats, mais surtout de leur inventivité professionnelle.
Nous ne sommes pas dupes de leur caractère soi-disant neutre alors même que la déconstruction des savoirs et savoir-faire en compétences, tout au long de la scolarité, répond à l’objectif idéologique d’affaiblir les diplômes et au-delà, les prétentions salariales.
Nous ne sommes pas dupes des réels objectifs de ces évaluations visant avant tout à justifier votre idéologie.

Nous, soussigné.e.s, nous ne voulons plus de ces évaluations et nous ne manquerons pas de faire savoir aux usagers les distorsions de la réalité que vous avez entreprises au sujet de leurs enfants.

Pétition

La CGT Educ’action lance une grande campagne nationale contre les évaluations de JM Blanquer.Retour ligne automatique
Les réponses du ministre ont été quasi inexistantes suite à la première vague de protestation syndicale du début de l’année scolaire et les pressions à l’égard des collègues refusant de remonter les résultats se sont intensifiées ces derniers jours.Retour ligne automatique
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Signatures

96 Signatures
Date Nom Message
23 janvier 2019 DEBRAY ISABELLE
23 janvier 2019 isabelle ziapkoff
23 janvier 2019 FLAVIER N site web Pourquoi les enseignants ne sont-ils pas payés pour cet énorme travail supplémentaire (soit environ 20h de travail en plus!) que vous imposez, au plus grand mépris de la lourdeur de notre travail quotidien? Ca s'appelle comment déjà quand on fait travailler des gens en plus sans les payer?
23 janvier 2019 Brocheton
23 janvier 2019 Delorme
23 janvier 2019 le bris
23 janvier 2019 JOSEPH Fabrice
23 janvier 2019 Toucouère
22 janvier 2019 Patrick Béchard Betek an trec'h !
22 janvier 2019 Thoret
22 janvier 2019 GAL
22 janvier 2019 thomas
22 janvier 2019 rizzi
22 janvier 2019 Fage Florent
22 janvier 2019 Pennanéac’h
21 janvier 2019 Chocu
21 janvier 2019 CHARLAT "la glande pinéale est située dans le cerveau". Je ne doute pas du haut niveau des neuroscientifiques qui ont écrit ce texte donné en lecture à des enfants sortant tout juste du CP (des enfants d'environ 7 ans). Mais être spécialiste des neurosciences n'implique pas forcément d'être un spécialiste de la didactique et de la pédagogie ! Mes élèves, pourtant bons lecteurs m'ont demandé si la glande était le féminin du gland (vous savez, le fruit du chêne, quelque part dans le cerveau avec les pommes de pin). Certes, ils ont su répondre aux 4 questions, ce qui leur a montré qu'il n'est pas nécessaire de comprendre un texte pour répondre à des questions! Entre ce texte et les pages complètement décourageantes emplies d'une multitude de calculs qui semblent interminables, les élèves qui étaient pourtant contents à l'idée de passer ces évaluations se sont sentis en grande difficulté. D'autre part elles nous ont déjà fait perdre une semaine de travail, ne nous ont rien apporté parce que c'est un logiciel qui les a corrigées, et j'angoisse à l'idée de perdre une deuxième semaine de travail. Nous n'en avons que 36 ! Pour l'anecdote, mon élève le plus en difficulté en français, celui qui ne séquence pas les mots correctement, n'a pas été repéré par ces évaluations. Il est vrai que toutes les consignes étaient passées à l'oral et qu'il suffisait d'entourer des trucs pour répondre !
21 janvier 2019 Astrid Noël site web
21 janvier 2019 Fauché Virginie Ces évaluations ne correspondent pas forcément à ce que nous attendons des élèves à ce moment précis de l'année. De plus elles se chevauchent avec les nôtres, quand nous avons choisi de compléter le LSU de façon semestrielle. Ce temps passé à évaluer est perdu pour les apprentissages.
21 janvier 2019 GABRELLE Mireille

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