Moderniser n’est pas gagner !

 

De rupture il n’y en a pas eu non plus pour le dialogue social entre ministère et partenaires sociaux. On poursuit un jeu du pourrissement et d’annonces médiatiques sans concertation collective ni écoute des personnels. Tous les projets de réforme ont été menés par la haute administration qui n’a eu une oreille bienveillante que pour les associations corporatistes et les syndicats réformistes. Comme sous Sarkozy, les coups de force sont la marque de fabrique d’un gouvernement et de personnels politiques qui ne sont revenus en rien sur les méthodes passées et sur les contre-réformes qu’ils avaient tant décriées il y a plus de trois ans ! Nous sommes clairement dans une lutte des classes et le gouvernement a définitivement choisi son camp, celui du capital et de l’entreprise qui font leur marché dans l’Éducation nationale.

Cette arrogance envers ces personnels sera encore de mise au mois de mai lors de la concertation nationale sur les programmes de l’école élémentaire. Alors que nous avions eu droit royalement à une demi-journée pour réfléchir et amender les programmes de maternelle, cette possibilité sera supprimée sous la pression d’organisation de parents d’élèves et de la justice administrative. Dans ces conditions, le ministère se repliera sur une concertation « internet » auprès des enseignants… Belle preuve de modernisation qui aura pour conséquence de freiner les ardeurs des collègues et/ou de leur prendre du temps libre.

Pour la CGT Éduc’action, réformer l’Éducation nationale est un enjeu majeur et c’est ce qu’elle porte avec son Projet d’École et transformation de la société. Cela oblige à dépasser les questions financières et à renoncer à la logique des chiffres qui sont néfastes pour la formation et l’émancipation.

Ensemble, portons cette exigence !

Jérôme SINOT