Loi Blanquer Article 1 : quand on nous vend de la confiance et qu’on nous livre de l’autoritarisme...

 

Si les termes ou une partie du contenu existaient déjà dans le Code de l’Éducation ou celui de la Fonction publique, réaffirmer de tels principes équivaut à amplifier la loi et surtout à empêcher la critique de la politique menée par les pouvoirs publics. Pour la CGT Éduc’action, il y a de la part de JM Blanquer la volonté d’étendre le devoir de réserve à tous les corps de l’Éducation nationale afin de les réduire au silence. C’est l’instauration de l’ordre et de l’obéissance, ni plus ni moins.
D’ailleurs, ces principes liberticides sont déjà en application dans notre administration puisque depuis son arrivée rue de Grenelle, les poursuites à l’encontre des collègues qui osent s’opposer aux injonctions (apprentissages quasi exclusifs des fondamentaux, recours aux méthodes dites officielles du Conseil scientifique, évaluations nationales non obligatoires…) se sont multipliées.
Avec cet article 1, les corps d’inspection auront tout le loisir de mettre la pression sur les personnels et de les intimider pour obtenir tout et n’importe quoi.
Les parlementaires, avec le silence complice du ministre, ont introduit la présence obligatoire du drapeau et de l’hymne national dans toutes les classes d’école. Une belle preuve de l’esprit réactionnaire qui anime les décideur·euses et une décision qui ne permettra pas aux élèves de se sentir plus ou mieux français·es… Ce n’est pas ça apprendre le vivre ensemble.
Cet article 1 a suscité de très nombreux débats à l’Assemblée nationale et au Sénat. Son étude fut l’occasion pour les plus réactionnaires de faire leur retour dans le débat national et de vouloir imposer des idées et des pratiques très éloignées de l’École. Le texte définitif n’est, au final, pas très éloigné de celui voulu et présenté par le ministre.
La CGT Éduc’action maintient le souhait de son abolition et sera attentive aux éventuelles dérives des autorités académiques qui seraient tentées de poursuivre abusivement les collègues.