Les RASED, vous vous souvenez ?

 

Puis, la fée Hollande annonça, avec grand renfort de tambours et de trompettes que, d’un coup de baguette magique elle allait ressusciter les RASED, on allait voir ce qu’on allait voir ! Seulement, l’apprenti sorcier Peillon, chargé de cette besogne ne doit pas avoir trouvé la baguette d’Harry Potter mais plutôt un vague brin d’osier : après deux rentrées seulement 76 des 5000 postes supprimés sont revenus à la vie.

Mais, que le bon peuple se rassure, dans soixante-dix années, si le rythme se poursuit et si le brin d’osier ne pourrit pas, nous aurons récupéré nos 5000 postes de Rased ; car entre-temps, la fée et l’apprenti sorcier auront également créé les conditions pour que des centaines de collègues puissent bénéficier d’une formation digne de ce nom, sans alternance.

En réalité, c’est la baguette de Voldemort que l’apprenti-sorcier Peillon tient en main. Il nous balade, il nous embrouille, il nous occupe. Il crée à l’envi des commissions, des groupes de travail, de réflexion, il ouvre des chantiers, il est aussi affairé que le lièvre de la fable, pendant que la tortue effectue son parcours.
Tout le monde est bien traité, dans ces pince-fesses, le café est chaud, la parole circule, mais tout projet qui sortirait de ces brainstormings doit surtout entrer dans le budget ric-rac fixé à l’avance. On l’a vu avec la soi-disant réforme des rythmes scolaires ou la pseudo revalorisation des PE.

L’apprenti a son idée. A l’aide de sa baguette maléfique, il va produire une redéfinition des métiers des enseignants des RASED, sans créer un seul poste. Pour le coup, cela a quelque chose de magique ! Dans cet exercice, il mène à la baguette et traite comme des larbins ou des simples d’esprit les syndicats d’enseignants. Comme on doit se gausser dans les cabinets ! L’apprenti maléfique a décidé la mort définitive des RASED et la met en œuvre tranquillement, tentant d’hypnotiser ses interlocuteurs comme le python Kaa du livre de la jungle avec le malheureux Mowgli. Et ça fonctionne.

Nombre d’organisations syndicales, plus intéressées par la cogestion ministérielle que par la défense des intérêts des personnels, sont prêtes à entrer dans ce jeu.
Mais l’apprenti-sorcier Peillon-Voldemort n’a pas pensé à la CGT Éduc’Action, trop peu présente au ministère pour être prise en compte, trop ferme sur ses positions, certainement, pour être achetée.

La Cgt Éduc’Action, tout en recherchant l’unité la plus large possible et en ne pratiquant pas la politique de la chaise vide dans les groupes qui vont être créés, demande en priorité le rétablissement des postes perdus avant toute mise en place d’une redéfinition des missions.

Entrer dans le jeu serait tromper les personnels. Nous ne vendrons pas la défense des intérêts des collègues et de l’École contre un plat de lentilles.

Jean GRIMAL

Collectif national Rased

Le collectif national Rased qui réunit Associations et Syndicats, dont la Cgt-Educ’Action, a lancé lors ’une conférence de presse le lundi 30 septembre une campagne pour demander au Président de la République ses promesses de campagne.
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