Le mot du mois : Déconnexion(s)

 

Depuis quelques temps, le droit à la déconnexion est un sujet récurrent dans les médias et les conversations. Les enseignant·es ne sont pas exempt·es de cette invasion du numérique dans leur vie personnelle.
Beaucoup d’entre nous transfèrent leur messagerie professionnelle sur leur boite personnelle. À chaque consultation, ils/elles doivent faire le tri entre les messages persos et les courriels professionnels.
Ce n’est pas une mince affaire.
Tôt le matin, tard le soir, en semaine et le weekend, les courriels arrivent. Nous n’avons pas à nous habituer à cette invasion qui empiète de plus en plus sur notre temps privé.
Pour la CGT Éduc’action, la déconnexion n’est pas qu’une question d’outils informatiques. Dans le premier degré notre temps de travail est en partie corrélé au temps scolaire des élèves. Quand ils/elles sont accueilli·es 24 heures, notre temps de service devant élèves est de 24 heures.
Pour la CGT Éduc’action, ça ne peut plus fonctionner ainsi ! Chaque enseignant·e ne doit être avec ses élèves que 18 heures par semaine pour assurer un enseignement de qualité.
Fini le « un·e prof, une classe ». Plusieurs enseignant·e·s peuvent intervenir dans la même classe sur des temps différents ou en co-intervention.
Déconnectons donc le temps de l’élève de celui de l’enseignant·e. Cela permettrait aussi aux élèves de retrouver les heures d’enseignement perdues depuis la réforme Darcos.