Grève nationale du 14 novembre 2013. Tract national d’appel de la Cgt-Educ’Action

 

Tract national d’appel de la Cgt-Educ’Action - 14 novembre 2013

La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés.

En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…).

Elle va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs concernés personnels territoriaux, enseignants et usagers.
Cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.

Les témoignages des enseignants, des personnels municipaux et des parents d’élèves concordent pour décrire une dégradation sans précédent des conditions de travail et d’apprentissage. Toutes les remontées indiquent des écoles « noyées » dans le périscolaire, des activités morcelées.

Le bilan ?

- Pour les élèves, c’est plus de fatigue car plus de temps de présence en structures collectives.
- Pour les enseignant-es, un alourdissement de la semaine.
- Pour les personnels territoriaux, c’est une remise en cause non concertée des horaires, des conditions et profils de travail, de la nature des activités du mercredi, de la prise en compte de la pénibilité …. Cela entraînera une aggravation de l’amplitude horaire quotidienne, la mise en place de postes avec coupure…
- Pour les animateurs-trices, l’application dérogatoire « jeunesse et sports » dégrade les taux d’encadrement. Les emplois du temps morcelés, les multiples intervenants saucissonnent les projets pédagogiques.

Une autre réforme est possible !

La CGT veut une réforme qui :
- Résulte d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs de l’École.
- Supprime l’APC et marque la reprise en main de la difficulté scolaire par des
enseignants spécialisés.
- Garantisse la réelle gratuité de l’école et le cadrage national de ces rythmes
- N’entraîne pas une régression des droits et des conditions de travail des
personnels ; dans le respect des métiers et des fiches de postes des personnel,
sans aggravation de l’annualisation du temps de travail des animateurs
- Qui respecte les normes d’encadrement CLSH [1]
- Mette fin à la semaine de 4 jours de Darcos car elle est néfaste pour les élèves.
- Déconnecte le temps des élèves (26h) de celui des enseignants (18h).
- Entraîne le recrutement de personnel qualifié à hauteur des besoins pour les
cantines, les centres de loisirs, les accueils en centre de quartier et piscine
- Investit dans les écoles : limitation des effectifs, remise en état des locaux.
- Supprime le zonage des vacances et respecte l’alternance stricte 7 semaines de
classe et 2 semaines de vacances.

Tous en grève le 14 novembre !


[1centre de loisirs sans hébergement