Formation : stagiaires cobayes
et affectations injustes

 

Cela veut dire que l’administration et l’ESPE considèrent que les enfants sont des cobayes et les PES des gens à qui l’on peut faire subir n’importe quel sort.

Il est inacceptable que ces collègues stagiaires deviennent les premières victimes d’un stress professionnel important.

D’autre part, ce dispositif va une fois de plus mettre les directeur-trice-s en première ligne vis à vis des problèmes qui vont se poser lorsque les parents des classes concernées vont savoir que leurs enfants seront pris en charge toute la semaine (et pas la moitié comme c’est la règle) par un-e collègue sans formation qui en outre changera toutes les trois semaines.

Affectations injustes

La rentrée à l’ESPE de Clermont a été assez mouvementée pour les FSE du 1er degré.

Pour commencer deux départements sur quatre n’avaient pas été en capacité de leur donner leur affectation dès le mois de juillet afin que ces futurs enseignants puissent préparer sereinement la rentrée. Des organisations très alambiquées ont été trouvées pour pouvoir accueillir les FSE dans les écoles. L’année dernière il avait été fait le choix du binôme (soit 2 FSE sur le même poste en alternance).

Cette année ils vont principalement assurer les décharges de direction, les directeur-trice-s ont été mis-es sur le fait accompli. Ils se retrouvent "tuteurs" de fait, même si l’Administration affirme le contraire. Ainsi, certain-es sont "couplé-es" avec un PE brigade. On nous assure que ces derniers seront positionnés sur des remplacements suffisamment longs pour permettre le fonctionnement. Cela n’est pas sans poser plusieurs problèmes, tout d’abord la fonction assimilée de tuteur attribuée au PE brigade, ensuite l’instabilité de la classe durant l’année. Il y a des stages en responsabilité qui sont là pour pratiquer à d’autres niveaux et dans d’autres contextes, si en plus s’ajoute des sauts dans le courant de l’année au gré des remplacements cela complique la formation du FSE mais également la coordination avec le PE Brigade "support".

De plus, le classement n’a pas été respecté pour l’affectation dans les départements. Dans le courant du mois d’août, le Ministère a autorisé 44 listes complémentaires, les affectations dans les ESPE ont été traitées indépendamment les listes principales et les listes complémentaires. Finalement, des candidat-es reçu-es moins bien classé-es ont eu leur premier vœu tandis que d’autres qui les précédaient ont eu leur 2ème voire 4ème vœu ! Le rectorat a reconnu une erreur mais a répondu qu’il n’y avait rien à faire !

La Cgt, qui est en relation avec un bon nombre des FSE lésé-es, va les encourager à faire un recours gracieux. Cela est important car il faut environ 8 ans pour revenir sur le Puy-de-Dôme !

Ceci n’est malheureusement qu’une illustration de la partie émergé de l’iceberg, tout cela ne poserait pas de problème si les FSE bénéficiaient d’une véritable formation et qu’ils-elles soient recruté-es en nombre.

La Cgt Éduc’action rappelle ses exigences en matière de formation :

- La licence doit être la base du recrutement ;
- Les années de préparation au concours et de stage doivent être validées par un master 2 ;
- La création d’Instituts Universitaires de Formation aux Métiers de l’Éducation (IUFME) pour former l’ensemble des personnels ;
- Une allocation d’étude pour les étudiants, des dispositifs individuels pour les salarié-e-s.