Enquête Ce que vous avez dit à la CGT Éduc’action

 

C’était également pour nous l’occasion de vous entendre à quelques mois des élections professionnelles de décembre 2018. Vous êtes nombreux-ses, de toute la France, à avoir pris le temps de répondre et nous vous en remercions.

Premiers éléments d’analyse.
Concernant vos conditions actuelles de travail, il ressort que si majoritairement vous êtes plutôt satisfait·es de vos locaux, le matériel pédagogique et informatique de vos écoles n’est pas à la hauteur de vos attentes tout comme la gestion des dits locaux (toilettes, hygiène, chaleur dans les classes…). La question du temps de travail est, plus que jamais, au cœur de vos préoccupations. Majoritairement vous l’estimez à plus de 40h par semaine ce qui confirme les données éditées par la DEPP il y a plusieurs années.
Il n’est donc pas surprenant de voir que la réduction du temps de travail avec élèves est plébiscitée (21h ou 18h). Comme vous avez conscience que notre travail ne peut se faire sans concertation, vous êtes très majoritairement pour que ces 18h soient complétées par des heures de concertation.
Parmi les autres difficultés et attentes, la question de la gestion quotidienne des effectifs de vos classes pose largement problème ainsi que celle des obligations administratives (livret, échanges avec la hiérarchie…).

Sans surprise, la question de la rémunération est centrale pour nombre d’entre vous. Les difficultés rencontrées par de nombreux·ses collègues vous obligent à encadrer des cantines ou des études dirigées pour améliorer votre pouvoir d’achat. Il n’est donc pas surprenant que vous estimiez qu’une forte augmentation (400€/mois) de votre salaire est dès maintenant nécessaire.
Administrativement, le tableau que vous dressez du métier n’est pas très optimiste dans la mesure où 2/3 d’entre vous ont déjà pensé à une réorientation professionnelle, et que vous estimez n’être informé·es que de vos devoirs en tant que fonctionnaires mais vos droits vous sont méconnus.
80% d’entre vous déclarent ne pas connaitre leurs droits sur la santé et la protection au travail, comme pour les prestations sociales.
Quant au mouvement, tant sur les plans départemental que national, il ne vous semble ni clair ni transparent ni égalitaire. Pour améliorer les conditions de mutations, le recrutement de nouveaux·elles enseignant-es et les changements
des critères seraient bénéfiques.
Ces manques d’informations et de connaissances indiquent clairement les lacunes de la formation initiale et continue, mais aussi tous les efforts qu’ont à fournir les organisations syndicales pour y remédier.
De façon plus générale, vous êtes très demandeur-ses de formation syndicale concernant la carrière, le PPCR, la retraite ou la reconversion, mais aussi la souffrance au travail, démontrant ainsi que les conditions d’exercice du métier peuvent être démotivantes.

Ce que vous avez dit à la CGT Éduc’action :
Fin 2017, la CGT Éduc’action avait lancé une grande enquête nationale auprès des 340000 personnels du premier degré afin de faire un état des lieux de leurs conditions de travail, mais également de préciser leurs attentes vis-à-vis du métier et du travail syndical.

Enfin, vous estimez, à une grande majorité, que le syndicalisme interprofessionnel porté par la CGT est une très bonne chose.
Au moment d’aborder une année électorale où vous pourrez soutenir l’action syndicale et le projet d’École des syndicats, vous souhaitez voir porter prioritairement les revendications concernant l’augmentation du nombre d’enseignant-es pour réduire les effectifs par classe, l’augmentation des salaires et la refonte complète des rythmes scolaires. Vos attentes sont aussi partagées par la CGT. Nos revendications ont un écho auprès des professeur·es des écoles. Plus que jamais, parce qu’on gagne toujours ensemble, rejoignez, soutenez et votez la CGT Éduc’action !