Editorial Résister ensemble car une autre École est possible

 

Nous voilà à la veille des vacances d’octobre et la rentrée scolaire semble à des années lumières derrière nous.
Ces premières semaines ont été éprouvantes pour beaucoup d’entre nous. Une fois de plus, nous semblons courir après le temps pour pouvoir travailler correctement dans nos classes et nos écoles, pour pouvoir répondre à toutes les demandes des parents et des élèves, des collectivités et surtout de notre ministre tout puissant. Car en effet, si beaucoup de collègues préfèrent rester sourd·es aux exigences d’une hiérarchie aux volontés idéologiques discutables, de très nombreux-ses enseignant·es ont préféré suivre les recommandations. Dans ces conditions, la charge de travail a été énorme à affronter : nouveaux programmes, évaluations nationales, animations pédagogiques imposées, APC à construire ou résistance à la hiérarchie…
La CGT Éduc’action rappelle que dans bien des cas, toutes ces demandes institutionnelles n’ont aucun fondement légal et que nos supérieurs ne peuvent pas tout imposer. Il n’y a que la mobilisation des personnels et la solidarité dans les écoles pour s’y opposer, comme cela a été le cas dans de très nombreux départements où les intersyndicales ont mené bataille.
La CGT Éduc’action mène aussi la bataille idéologique contre un gouvernement et un ministère qui visent à détruire tous les acquis sociaux ainsi que les outils démocratiques dont les salarié·es disposent. Avec la CGT, elle était mobilisée le 9 octobre dernier pour dire qu’une autre politique est possible contre les vautours de la finance. Avec les autres Fonctions publiques, elle est largement mobilisée pour la défense et la survie des instances paritaires dans nos métiers. À l’heure des élections professionnelles, le ministère propose une large refonte des commissions paritaires départementales les vidant de très nombreuses prérogatives, et laissant ainsi quasiment seul·es les directeur·trices académiques décider des affectations et des promotions.
C’est tou·tes ensemble que nous devons nous opposer à cette volonté et c’est par le vote CGT Éduc’action en décembre que nous pourrons faire reculer le ministre.