Dotations budgétaires 2017 :
Encore insuffisant !

 

En effet, entre la réforme des rythmes scolaires, la nouvelle carte de l’Éducation prioritaire, la mise en place des dispositifs « Plus de Maitres que de Classes » ou de « Scolarisation des moins de 3 ans », les conditions réelles de travail ne se sont guère améliorées. En effet, le nombre d’élèves par classe n’a cessé d’augmenter dans de nombreux départements, la formation continue reste en panne, les RASED n’ont pas été reconstitués (et sont même mis à mal avec le futur CAPPEI), la transformation des CLIS en ULIS a modifié la mission des enseignant-es spécialisé-es en personne ressource et a souvent imposé des inclusions forcées dans les classes ordinaires (qui se surajoute aux élèves en difficulté ou avec des préconisation MDPH avec ou sans AESH).

La ventilation des 4311 postes se fera selon des priorités précises : plus de 2000 postes seront dédiés aux dispositifs « Plus de Maitres que de Classes » et « scolarisation des moins de 3 ans », 100 postes au titre de conventions dites « ruralité », et plus de 1500 postes pour les moyens de remplacement qui font encore nettement défaut dans tous les départements.

Malgré tout, les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves risquent de ne pas s’améliorer. Le nombre d’élèves par classe risque de ne pas baisser. Si les écoles hors Éducation prioritaire ou celles rurales risquent une nouvelle fois de payer le prix fort de cette ventilation, aucune garantie n’est donnée aux écoles classées REP ou REP+. Dans certains départements, les DASEN font la chasse aux petites écoles en mettant la pression sur les élu-es pour imposer des regroupements, des fusions et fermer de nombreuses écoles.

Pour la CGT Éduc’action, la rentrée prochaine suis la même logique que les années précédentes ; opération de communication pré-électorale et saupoudrage de moyens.

François-Xavier DURAND