Cap 2022 : Quand la fin des services publics est... En Marche !

 

La question de la modernisation supposée des services publics est un vieux serpent de mer libéral : LOLF, RGPP, MAP autant de sigles visant surtout à précariser la Fonction Publique avec 4 objectifs : restreindre le dialogue social, recourir aux contractuel·les, individualiser la rémunération en la soumettant au mérite, renforcer les possibilités de mobilité imposée par l’employeur… Le tout avec des suppressions massives d’emplois. CAP 2022 n’échappe pas à cette règle et le gouvernement actuel vise 120 000 suppressions de postes et un plan de départs volontaires.
Le modèle choisi par Macron est celui de la Loi Travail et l’instauration d’un contrat de gré à gré. Il est donc envisagé un recours massif aux CDD de droit public d’une durée de cinq ans et la réduction des prérogatives des commissions paritaires. Les conséquences directes pour l’emploi et les carrières sont claires : moins de transparence pour les agent·es, et une individualisation des droits traités localement, selon les besoins et selon l’impact négatif subi par les agent·es dans leur vie professionnelle et personnelle.
De même, l’introduction de la notion de mérite dans la rémunération va entrainer une mise en concurrence accrue des agent·es mais aussi une plus grande docilité des personnels. Par la notion de mérite, le·la fonctionnaire se retrouve soumis·e à l’arbitraire de son employeur et parfois tenté d’effectuer des tâches contraires à l’intérêt général.
C’est bien tout le contraire que nous devons porter collectivement avec la CGT en ayant l’exigence du bien et du service publics offerts au plus grand nombre.