CP-CE1 à 12 : UN DÉSASTRE POUR LA SEINE-SAINT-DENIS

 

Pour cela, pas question d’augmenter le nombre d’enseignant-es au concours, mais plutôt de redéployer les 500 créations de postes attribués. Ce qui signifie, pour la direction académique, une ponction sur les postes existants :
● les PDMQDC des écoles en REP+ seront donc redéployés sur les classes de CP à 12,
● des postes de brigades de remplacement seront aussi affectés dans les écoles pour assurer un équilibre entre les différentes classes,
● ainsi, la DSDEN compte sur l’embauche plus massive de contractuel-les afin de combler les postes non pourvus.
Sur tout le territoire de la Seine Saint Denis, cette me-sure sera mise en place en fonction des capacités des communes. En effet, dans un département qui connait de graves problèmes d’accueil des élèves, du fait de la montée démographique, des constructions de logement, des populations très mobiles victimes de la crise économique, trouver de la place afin de diviser des classes par deux est chose très périlleuse. Certaines communes ont déjà proposé de mettre des paravents ou des cloisons pour séparer les classes. On imagine les conditions d’étude et de travail…
Si la CGT Éduc’action revendique la baisse des effectifs, du premier au second degré, elle ne peut se satisfaire de cette mesure décidée de manière hâtive, sans aucune étude de faisabilité, sans aucune anticipation des moyens et sans aucune concertation des partenaires sociaux, des enseignants, des parents d’élèves et des collectivités locales.
Pour la CGT Éduc’action, cette mesure éclair est de la poudre aux yeux tout comme les rythmes scolaires et la réforme du collège.
Dans le 93, la CGT Éduc’action appelle à la grève le 23 juin 2017 (jour du CTSD).


Voir en ligne : Communiqué de la CGT Éduc’action 93