C’est collectivement que se gagnent les batailles !

 

Nous allons rapidement être pris en tenaille entre les liquidateurs et les faux-sauveurs qui nous feraient croire que le bilan des cinq dernières années en matière d’École suffit à lui-même pour leur faire confiance. La CGT Éduc’action n’a pas à prendre part à ce poker-menteur, mais elle rappelle le bilan catastrophique des quinze dernières années dans l’Éducation et avance son projet pour signifier que, définitivement, nous ne portons pas cette École libérale et marchandisée.
Pour le moment, et avant la clôture des comptes, notre présent est largement occupé à lutter contre des réformes contestables et contre des chimères politiciennes. Commençons par ces dernières. Le projet de PPCR sur l’avancement de carrière et l’évaluation n’est pas un cadeau. Il ne sera pas le jackpot assuré pour les collègues qui vont voir passer par pertes et profits la baisse de pouvoir d’achat depuis 2000. Il main-tient surtout un lien entre avancement et évaluation que nous refusons toujours et instaure une rémunération au mérite que Sarkozy avait déjà tenté de nous vendre.
Pour la CGT Éduc’action, les collègues doivent rester mobilisé-es contre ces projets, mais aussi sur les questions de libertés pédagogiques, d’outil de travail (danger du LSU) ou de réduction de leur temps de travail.
Attention à ne pas engager des batailles qui isoleraient les personnels face à l’Administration.
Collectivement, exigeons :
- les 18 heures + 6 de temps de service,
- la déconnexion du temps de travail des personnels du temps de classe des élèves,
- une nouvelle réforme des rythmes scolaires,
- bien évidemment, une politique volontariste de recrutements massifs de personnels.