Autoritarisme, mépris et mauvaise foi : l’École de la confiance selon Blanquer

 

On savait que ce ministre, présenté comme un expert de la question éducative suite à son cursus universitaire ou institutionnel, allait revenir aux fondements de l’enseignement et nous amener à débattre des questions de fond quant aux enseignements et leurs objectifs terminaux. On savait qu’on allait entrer dans une lutte plus idéologique que sous les ministères Peillon-Hamon-Vallaud Belkacem. Tout cela on le savait et on s’y est préparé. On l’a écrit, dit et redit…
Mais on arrive tout de même encore à être surpris par la violence de ses propositions et de ses réformes. On est surpris de la violence de ses propos et de sa vision à notre égard, nous professionnel·les de l’enseignement. Lui qui se veut à l’écoute, sensible à la confrontation d’idées, qui affiche, en toute circonstance, un sourire se voulant avenant, ne cesse, semaine après semaine, de mépriser les personnels enseignants, leur travail et leur professionnalisme. Que dire à nouveau de son livret adressé en cette fin avril
aux enseignant·es pour leur dire ce qu’ils·elles doivent faire… Et tout ça sans interroger l’institution, ses pratiques, ses moyens et ses obligations. Il s’en lave les mains. À bien y regarder, il ne connait pas grand-chose des élèves, des savoirs et des apprentissages. Et en définitive, point d’expert, mais bien un politicien en pleine lutte des classes à préparer et finaliser une École à deux vitesses. Comme son chef avec la société française…
Tout ce que combat la CGT Éduc’action depuis des mois et qu’elle va continuer de combattre.