Améliorer nos conditions de travail, revaloriser enfin nos salaires.

 

Améliorer nos conditions de travail...

Revaloriser enfin nos salaires

Le salaire des fonctionnaires d’Etat est calculé à partir du point d’indice (4,6303€).

Celui-ci est bloqué depuis le 1er juillet 2010, ce qui a pour effet une baisse régulière de nos salaires. La nouvelle Ministre de la Fonction Publique a annoncé qu’elle maintenait ce gel, c’est-à-dire qu’elle poursuit de la baisse de nos salaires du fait de l’inflation. Or, c’est sur la valeur du point que sont calculés les traitements de la Fonction publique sur laquelle sont assis 95 % des rémunérations versées. Depuis 1984, début de cette politique de «désindexation», la valeur du point a perdu plus de 26 % par rapport à l’Indice des Prix à la Consommation.

Non seulement, nos salaires de base sont en chute libre et nos carrières sont écrasées, mais il faut également faire face à des ponctions supplémentaires. Cela a commencé par la mise en place du Régime Additionnel de la Fonction Publique en 2005, système de retraite par capitalisation. Ce dispositif nous coûte en  moyenne 1 % du net à payer par la biais de sa cotisation. Et voilà que, depuis 2011, nous devons faire face à une augmentation de la cotisation de pension civile qui, elle, dès 2012, nous retranche 0,54 % de pouvoir d’achat. Il faut ajouter à cela, le délai de carence, le premier d’arrêt maladie n’est plus payé depuis le 1er janvier 2012.

Augmenter les salaires : c’est nécessaire, juste et possible !

Dans le même temps, les conditions de travail des enseignants se sont considérablement dégradées :

·                    Suppressions massives de postes avec pour conséquence un nombre d'élève par classe record en Europe, selon l'OCDE ;

·                    Intégration à marche forcée des élèves en situation de handicap ;

·                    Réduction du temps hebdomadaire d’enseignement et alourdissement des programmes ;

·                    Bureaucratisation liée au « pilotage » par indicateur ;

·                    Suppression des moyens accordés aux projets éducatifs ;

·                    Socle commun réduisant de fait les connaissances des élèves.

·                    Livret personnel de compétences qui tout en accentuant le fichage des élèves et le flicage des personnels.

·                    Aide personnalisée inefficace et stigmatisante...

Si à cela on ajoute l'instauration de la journée de carence pour les arrêts maladie, l'allongement de la durée de cotisation, l'instauration de la décote, le recul de l'âge de départ en retraite, le malaise est aujourd’hui profond dans le milieu enseignant.

Pour la CGT Educ'Action,  redonner une priorité à l’éducation, passe par une nette amélioration des conditions de travail. Marquer le changement passe aussi par une revalorisation conséquente des salaires.  Nous exigeons un rattrapage uniforme de 70 points d’indice, soit 300 € pour tous.