ATSEM, une question transversale dans la Cgt

 

Lors de la fête de l’Humanité, sur le stand de la fédération des services publics, a eu lieu un débat entre des membres de cette fédération, un maire et une camarade de la CGT Éduc’action. L’objet était d’interroger les perspectives revendicatives suite à la longue lutte des ATSEM pour leur promotion en catégorie B. La possibilité d’évoluer vers l’animation territoriale ou le grade d’agent de maitrise serait une possibilité pour proposer une perspective de déroulement de carrière. Au-delà, le travail auprès des jeunes enfants est très usant et exige également la reconnaissance de la pénibilité des tâches alors même que l’âge de la retraite s’éloigne.
Un rapport du Conseil Supérieur de la Fonction Publique territoriale de février 2017 préconise la sortie d’un décret pour octobre pour permettre à ces personnels un déroulement de carrière et un protocole national proposé à l’AMF (association des maires de France) afin de baliser les conditions de travail dans un cadre national. En effet, les missions, les conditions d’exercice en terme de charge de travail, mais également de temps de travail sont trop sou-vent variables en fonction des collectivités. De plus, les col-lègues, en fonction des mairies, interviennent sur des tâches d’entretien, des temps scolaires et des temps périscolaires.
Toutes les organisations syndicales siégeant au Conseil supérieur (sauf une) réclament aujourd’hui un-e ATSEM. Pour autant, cette revendication unanime ne doit pas être isolée de la question des finances des collectivités territoriales. La question se pose alors d’un fond de péréquation national ou de la dotation de l’État afin de permettre une équité de traitement sur le territoire.
Dans ces conditions, les questions des ATSEMs et des conditions de travail dans les écoles maternelles (qui plus est dans un contexte de réforme des rythmes scolaires) sont prises en considération dans un travail collectif entre la CGT Éduc’action et la fédération CGT des Services publics.