ARTICULATION CM2-6e Contre le bénévolat, il faut du temps !

 

ARTICULATION CM2-6e

Contre le bénévolat, il faut du temps !


Depuis deux ans, dans le département de Seine-Maritime, des IEN dans le cadre de l'articulation CM2-6e mettent en place des dispositifs qui s'apparentent à l'école du socle. Ainsi, dans certaines circonscriptions, des groupes d'échanges de pratiques, d'observation sont proposés aux enseignants des écoles et de collège, sur la base du volontariat, mais aussi du bénévolat (pris sur du temps personnel !). Rappelons que la liaison CM2-6e existe depuis de nombreuses années. Des projets entre les enseignants des écoles et de collège aussi (Rallye lecture, Défi-Maths, rencontres sportives, échanges culturels ou artistiques, visites de collège...).

Mais l'expérimentation de tels dispositifs et la volonté de contrôle par l'administration des projets des collègues ne peuvent que nous inquiéter. Surtout à l'heure où le gouvernement veut mettre en place l'École du socle à travers la Loi d'orientation dite de « Refondation de l'école » et créer un nouveau cycle CM2-6e. Le bénévolat n'est pas acceptable. La reconnaissance de ces projets doit se faire dans le cadre du temps de service, soit sur le temps de concertation, soit sur un temps de classe avec moyens de remplacement. Ainsi, il a pu être obtenu que cela se fasse sur le temps de classe avec un moyen de remplacement pour les périodes d'observation ou sur un temps institutionnel (concertation...) pour les groupes d'échanges de pratiques.

La Cgt Éduc’action n'est pas opposée à une forme de liaison entre les cycles, mais cela doit être reconnu par l'obtention de temps pour mettre en œuvre ces liaisons, ce qui passe nécessairement par une réduction du temps de présence devant élèves.

La Cgt Éduc’action est, par contre, opposée à l'École du socle qui entraînerait pour les personnels une dérèglementation de nos missions, de nos statuts. La Cgt Éduc’action refuse la primarisation du collège ou l'intégration des écoles dans les collèges où les chefs d'établissements deviendraient nos supérieurs hiérarchiques.

François-Xavier Durand