Ensemble, exigeons un véritable Service public de l’Education

 

Si nous répétons à longueur d’éditos et d’articles que les gouvernements successifs cassent l’Ecole et son Service public, c’est que d’années en années, les usager-ères et les personnels subissent de graves dégradations : dégradations des conditions d’études, sélection et tri social, dégradation des conditions de travail avec une explosion des injonctions, des horaires, des méthodes pédagogiques réactionnaires… Cette sombre description n’est pas prête d’être gommée avec la politique Macron en matière de Services publics et d’Ecole. C’est bien un raz de marée qu’il souhaite nous imposer avec une politique très violente. Une politique de la terre brûlée qui se fait à coup d’ordonnances et autres décisions unilatérales. Casser les Services publics est un objectif assumé et rentable afin de vendre des pans lucratifs de l’économie au Capital.
Tout ceci n’est pas un mauvais scénario écrit par la CGT pour faire peur. Tout ceci est la triste réalité d’une politique extra-libérale initiée depuis des dizaines d’années qui infuse et sévit. Elle a un impact bien réel sur la vie quotidienne des français-es et sur nos institutions. Moins de Services publics en France ce sont des maternités et des hôpitaux surchargés, ce sont des lits en moins pour accueillir des patient-es, ce sont des crèches municipales surchargées ne pouvant pas accueillir tou-tes les enfants et obligeant les parents à se tourner vers des structures privées plus chères. Moins de Services publics ce sont moins de fonctionnaires territoriaux pour vous accueillir dans les mairies, vous guider dans vos démarches administratives, pour répondre à vos questions aux centres du Trésor public ou traquer la fraude fiscale des grands entreprises. Moins de Services publics c’est moins d’accès à la santé ou à la prise en charge de la fin de vie. Et dans l’Education, moins de Services publics, c’est la restriction des recrutements de personnels, ce sont des classes qui ferment alors que les besoins d’encadrement sont toujours présents, c’est le développement des classes surchargées même en maternelle ou en éducation prioritaire, c’est l’explosion de l’Ecole du tri social, c’est la restriction de la carte des formations sur le territoire. C’est surtout l’Ecole de la compétition entre élèves, parents, établissements et personnels.
Tout ceci est un fait. Chacun-e peut le constater tous les jours. Avec la CGT, mobilisons-nous ensemble, dès le 22 mars pour exiger des Services publics de qualité pour tou-tes.